La certification périodique c’est quoi ?

La certification périodique est une démarche obligatoire destinée aux professionnels de santé relevant d’un ordre professionnel.
Elle vise à garantir le maintien des compétences et la qualité des pratiques tout au long de la carrière professionnelle.

Quels professionnels sont concernés ?

La certification périodique concerne :

  • Médecins
  • Pharmaciens
  • Chirurgiens-dentistes
  • Sages-femmes
  • Infirmiers diplômés d’État (IDE)
  • Infirmiers en pratique avancée (IPA)
  • Infirmiers anesthésistes diplômés d’État (IADE)
  • Infirmiers de bloc opératoire diplômés d’État (IBODE)
  • Infirmiers puériculteurs diplômés d’État (IPDE)
  • Masseurs-kinésithérapeutes
  • Pédicures-podologues
Peut-on être exonéré selon son mode d’exercice ?

Non.

La certification périodique s’applique à tous les professionnels concernés, quel que soit leur mode d’exercice :

  • exercice salarié
  • exercice libéral
  • exercice mixte
  • exercice hospitalier
  • exercice en structure médico-sociale
  • exercice en centre de santé
  • activité partielle.

Il n’existe pas d’exonération automatique liée au mode d’exercice.

En revanche, certaines situations particulières pourront faire l’objet d’aménagements ou d’une prise en compte spécifique, notamment :

  • interruption longue d’activité
  • congé maternité ou parental
  • arrêt maladie prolongé
  • retraite ou cessation d’activité
  • reprise d’exercice.

Les modalités précises relèvent des textes réglementaires et des dispositifs de contrôle de la certification périodique.

Depuis quand la certification périodique est-elle obligatoire ?

L’obligation est entrée en vigueur en janvier 2023.

La première période de certification couvre : 2023-2029.

Combien de temps ais-je pour réaliser ma certification ?

Un cycle de certification dure 6 ans.

La certification actuelle est comprise entre 2023 et 2029.

Quels sont les 4 axes de la certification ?

Axe 1 – Actualisation des connaissances et des compétences

Cet axe concerne :

  • les données scientifiques
  • les évolutions des pratiques
  • l’éthique et la déontologie
  • les politiques de santé
  • les besoins de santé des patients.

Axe 2 – Amélioration des pratiques professionnelles

Cet axe vise :

  • la qualité et la sécurité des soins
  • les recommandations de bonnes pratiques
  • les protocoles et référentiels qualité.

Axe 3 – Relation avec les patients

Cet axe porte sur :

  • les droits des patients
  • la communication
  • l’écoute active
  • la bientraitance
  • la relation avec les aidants et l’entourage.

Axe 4 – Santé du professionnel

Cet axe vise à :

  • préserver la santé physique et psychique des professionnels
  • prévenir l’épuisement professionnel
  • maintenir les aptitudes à l’exercice.
Combien d’actions faut-il réaliser ?

Pour valider sa certification, il faut réaliser :

  • minimum 4 actions par axe
  • soit minimum 16 actions sur 6 ans.
Combien d’heures sont nécessaires ?

Il faut réaliser :

  • minimum 14 heures par axe
  • soit minimum 56 heures sur 6 ans.

Pour l’axe 1 :

  • au moins 7 heures doivent concerner la pharmacologie.
Peut-on être intervenant lors d’une action ?

Oui.
Une action peut être validée :

  • en qualité de participant
  • ou d’intervenant.

Cependant, il faut au minimum :

  • une action réalisée en tant que participant dans chaque axe.
Une même action peut-elle être prise en compte dans plusieurs axes ?

Non.

Une même action ne peut être validée que dans un seul axe de certification.

En revanche, certaines actions peuvent être pertinentes pour plusieurs axes.

Dans ce cas, il appartient au professionnel de choisir l’axe dans lequel il souhaite la déclarer.

Existe-t-il une limite par type d’action ?

Oui.
Un même type d’action ne peut valider que :

  • 7 heures maximum par axe sur les 6 ans.
Où déclarer ses actions ?

Les actions seront déclarées via la plateforme nationale :
« Ma Certif Pro Santé », développée avec l’Agence du Numérique en Santé (ANS).

La plateforme n’est pas encore en place, il faut donc bien garder vos justificatifs.

Qui pilote la certification périodique ?

Le pilotage national repose sur :

  • le Conseil National de la Certification Périodique (CNCP)
  • la DGOS
  • les Commissions Professionnelles.

 

Pour les infirmiers, la Commission Professionnelle Infirmière (CPI) participe à :

  • l’élaboration des référentiels
  • la promotion du dispositif
  • son déploiement.
La certification périodique remplace-t-elle le DPC ?

Non.
Le DPC reste un dispositif distinct.

Cependant, certaines actions DPC peuvent être intégrées dans le parcours de certification périodique.

Que se passe-t-il en cas de non-respect de l’obligation ?

Le contrôle reposera principalement sur la plateforme nationale « Ma Certif’Pro Santé », sur laquelle chaque professionnel devra déclarer et conserver les actions réalisées dans le cadre de son parcours de certification.

Les instances ordinales compétentes assureront un suivi continu de l’obligation de certification et vérifieront :

  • la réalisation du programme minimal d’actions,
  • le respect des référentiels de certification,
  • la progression du parcours sur la période de 6 ans.

En cas de risque de non-réalisation du parcours, l’ordre professionnel pourra :

  • alerter le professionnel concerné,
  • informer l’employeur le cas échéant,
  • engager les procédures prévues en cas de manquement à l’obligation.

Le décret prévoit également :

  • la création d’un compte individuel de suivi sur « Ma Certif’Pro Santé »,
  • la conservation des justificatifs des actions réalisées,
  • un suivi sécurisé des données liées à la certification.

Pour consulter le texte officiel :
Décret n° 2025-1335 du 26 décembre 2025 – Legifrance

Où trouver les textes officiels ?
  • Ordonnance du 19 juillet 2021
  • Décret du 22 mars 2024 relatif aux référentiels
  • Arrêté du 26 février 2026 relatif aux référentiels
  • Décret du 26 décembre 2025 relatif aux modalités de contrôle
Où trouver plus d’informations ?
  • Site du Ministère de la Santé
  • Plateforme Ma Certif Pro Santé (à venir)
  • Site du CNP IPA
  • Référentiels publiés par la CPI et le CNCP